Coming shows:

  • galerie Occurrence, (solo show), Montreal, the 19th of january to the 2nd of march 2019
  • VU PHOTO (espace américain) (solo show), Quebec, the 6th of april to the 13th of may 2018
  • Engageante collective, Synesthésie, Paris, December 2017
  • Beyond the bounds (solo show), Maison de la culture Frontenac, Montreal, the 29th of november 2017 to the 21st of  january 2018

DSC01325Les précipités (détail), 2017. 25 photogrammes sur papier kodalith, 50 cm x 60 cm chacun, ventilateurs, bois, installation 14m.

 

Outre mesures est une mise en chantier photographique. Lucie Rocher y poursuit ce désir constant de vouloir faire éclater ses sujets et les matières par lesquelles ils se révèlent et s’assemblent.

Elle expose ici au regard des accidents d’impressions tout autant que des tirages travaillés. Et dans l’acte photographique lui-même, au coeur de ce chantier dé-mesuré, surgissent des tête-à-tête d’images fabriquées et fragmentées, d’oeuvres accidentées et bousculées. S’ouvre une conversation sourde, parfois bruyante, faite des multiples combinaisons entre ces éléments hétéroclites et minutieusement choisis. Dans ces murs, le photographique est un résident toujours temporaire. Il se déplace et s’échappe pour produire une expérience du sensible qui se construit à travers le temps et dans l’espace. Si les dialogues qui en émergent tendent outre mesures vers un état d’équilibre, cet état restera pourtant précaire et utopique.

Afin que la stabilité n’advienne pas, que l’accrochage reste fragile.

Les Outre mesures de Lucie Rocher proposent de dépasser le quantifiable et l’observable pour donner au réel deux poids, deux mesures. Si elles s’annoncent au pluriel, elles poursuivent pourtant, en solitaire, une traversée au-delà du reconnaissable. Outre est ainsi une invitation à aller plus loin, au-delà d’une mesure, d’une norme, d’une convention, d’une limite.

Afin de ne jamais enfermer l’image photographique sur ses quatre côtés.

Ventilateurs, projecteurs de diapositives, mobilier non-fonctionnel ou encore matières laissées à l’état brut sont mobilisés pour placer l’image en situation de déséquilibre. Bougeant et s’échappant de son cadre ou de sa structure d’accueil, elle déplace les normes usuelles d’accrochage et de présentation de la photographie. Chaque pièce devient alors ponctuation, livrant une variation temporaire d’elle-même.

Afin que l’angle adopté ne soit jamais entièrement droit, qu’oscille la ligne d’horizon.

Issues de situations – heureuses ou non – rencontrées dans l’atelier, l’artiste reprend le contrôle de ses images. Durant le processus d’apparition de ses sujets, elle n’abandonne pas ses formes au hasard et elle en détermine à nouveau le tracé, le devenir, en faisant le choix de tout (nous) montrer, sans hiérarchie ni distance entre les éléments qui composent et révèlent les différentes étapes de son processus.

Afin de donner voix autant à ce qui a fonctionné, qu’à ce qui a peut-être échoué.

Les matériaux bruts, photographies, outils de fabrication, boîte à archives deviennent les narrateurs d’une histoire en cours dont la trame commune confirme cette attention que l’artiste leur a portée. Né dans l’atelier, le sens des anecdotes vécues et des artefacts obtenus forment les facettes d’un chantier toujours éphémère.

Afin de faire le pari constant qu’un jour un équilibre sera trouvé.

L’interrogation de la matérialité de l’image y est permanente et portée par l’écho entre les œuvres, conçu comme des allers-retours entre les diverses époques du médium photographique. Une photographie de couleur sépia prise pendant le montage de l’exposition; des photogrammes d’un disque dur dysfonctionnel; des apparitions de pixels colorés provenant d’un fichier inconnu; des diapositives retraçant sur plusieurs années des accrochages en atelier; des objets de vision empruntés à la chambre noire s’assemblant entre eux pour former une constellation : ils sont autant d’indices qui font de la plasticité du photographique une donnée où le temps ne peut jamais se figer entièrement. Bien au contraire, il est pris lui aussi comme un matériau qui nous entraîne dans un unique mouvement répété, continu et global.

Afin que chaque pièce soit un point de départ possible.

Au spectateur sont laissées l’articulation, la cohérence, la perspective de l’ensemble. Il sera désormais le vecteur de nouveaux repères : à lui de s’emparer de leur présence persistante et résistante, à lui de s’imprégner des résonances, de ces conversations passagères rendues paradoxalement audibles par la photographie.

Afin que ce qui résiste à la vue évidente, ce qui apparaît dans le faisceau de ces “erreurs heureuses” puisse annoncer une réalité autrement mesurable.

 

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DSC01432Exhibition view Beyond the bounds, november 2017

 

  • Faits et causes (solo show), Z art space, guest curator Julie Alary Lavallée, Montreal, the 29th of august to the 27th of september 2017. Opening reception 29th of august at 6pm. Artist talk with the curator 19th of september at 6pm.

DSC00244Angle coupé (triptyque), hommage à Serge Tousignant, 10 x 15 po (chaque), C-print, contre-collée chacune sur caisson en bois de peuplier, 2017.

 

The exhibition FAITS ET CAUSES is anchored in the recent photographic installations of artist Lucie Rocher by focusing on their process of making. Her approaches of capture and exploration, which bring her photography-based practice closer to the medium of sculpture, are revealed through a selection of works and non-works that altogether questions ways of seeing and presenting images.

Some artists highly scrutinize the photographic language, dissecting its physical, mechanical, and numerical properties at the expense of losing any sense of concrete representation, to achieve a conceptually based practice geared towards abstraction. While this formal exercise is far from being foreign to the artist, Rocher’s practice remains invested in the language of figuration itself. The works relate by metonymy to construction fields – both visually and figuratively through their precariousness and rudimentary appearance – where materials of all sorts accumulate, linger, and are left as is throughout the space, much like in artist studios. The reality captured as such becomes fragmented, nearly absent, as the void becomes the protagonist. Through her porous exploration process, the artist’s practice builds upon layers.

Rocher’s inclination towards architecture, and by extension the built environment, is inexhaustible. This is revealed through its multiple dimensions in both public and private spaces. Within the hands of the artist, the subject has been continuously sectioned, doubled, folded, hidden, superposed, photographed and re-printed. It finds itself undergoing a handful of manipulations that often makes it semirecognizable or magnified based on other perspectives and viewpoints. Foiling the codes of photography, her works and other prototypes articulate a fluid reflection around the frame and a sustained research towards the modes of hanging. They are fixed to the wall using tape, rolled up around a nail in its roughest state, or laid out on the table, all of which affirm their status as conventional and residual objects. On rare occasions where a frame is present, the latter serves only to reinforce the conceptual and formal qualities of the work itself.

The frail and routine nature of newspaper – a poor and disposable medium used in many installations – contrasts with the solidity and permanence of the materials represented. Diametrically opposed to one another, the works are also built through an interplay of scale, perspectives, repetitions and diagonal lines that compose their overall spatial arrangement. Diagonal(e) table miroir (2017) embodies all of these directions. Stability, a notion generally associated with table-like objects, is overturned here by the inclined surface of the apparatus, which reinforces the effects of superposition and multiplication of images, themselves heightened by the presence of mirrors. Sépia, double reflect in situ #2 (2017) on the other hand evokes ancient clichés in the tones of brown that are associated with a particular era of the medium. Meanwhile, such a dialogue with history continues with the space of display, beyond the technique. Captured during the installation of the exhibition, a fragment of the gallery, which is reflected in the glass of the frame, fills the space of representation. If such a frame-object, a photographic anamorphosis, slowly grapples with the subtle and emerging details of reality, it further unveils the means, pursued by the artist, to make visible all the construction times of an image.

Julie Alary Lavallée, curator

 

DSC00405DSC00261DSC00293DSC00291DSC00364Exhibition view Faits et causes, august 2017

 

  • Le doctorat en recherche et création, un « chantier » d’actions et de réflexions, Séminaires .doc Ecole Nationale Supérieure de la Photographie (ENSP), Arles, France, 11th of april 2017

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  • Cdex, Centre d’expérimentation et d’exploration, Uqam, June 2016, Montreal, Canada

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  • De Gaspé, April-May 2016, Montreal, Canada

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  • De Gaspé, March 2016, Montreal, Canada

 

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  • October 2015, exhibition view

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    • July 28th -29th 2015, Sim Residency, Reykjavik, Iceland

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    • May 2015, exhibition view

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    • September 12 2014 – September 14 2014 – Open Studio – 5445 avenue De Gaspé studio 424, Montréal, QC
    • July 10th 2012 – July 26th 2012 – White Box, 329 Broom Street, 10002, East Village, New York

    • November 19th 2011 – 20th : NYU Steinhardt – Barney Building 34 Stuyvesant Street – New York, NY

  • September 12th 2011 – Galerie Nikki Diana Marquardt (PDF) – Grant recipient for young, new talents – 9 place des Vosges / 10 rue de Turenne 75004 Paris
  • October 30 – November 3 2008 – Sonorous Installation FSPACE3 – Le Trianon – 80 Bd Rochechouart 75018 Paris
  • October 11th 2008 – Choreographic collective performance with Micheline Lelièvre at La Villa Savoye, Poissy, France
  • September 20th 2008 – Journées du patrimoine, “parcours sensoriel” with the choreographer Micheline Lelièvre. – 75020 Paris
  • 2007 – Le module, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre Saint-Charles, 75015 Paris