Coming shows:

  • galerie Occurrence, (solo show), Montreal, the 19th of january to the 2nd of march 2019
  • Palais des Paris, (residency + solo show), Takasaki, Japan, september-october 2018

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  • Je n’ai du reste rien de spécial à vous direVU PHOTO espace américain (group show), Quebec, 18th of may to the 1st of july 2018

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« “Je vous ai demandé de venir dîner dans cette île parce que j’ai pensé que ce cadre vous plairait. Je n’ai du reste rien de spécial à vous dire. Mais j’ai peur qu’il ne fasse bien humide et que vous n’ayez froid. (…) Je vous permets, madame, de lutter encore un quart d’heure contre le froid, pour ne pas vous tourmenter, mais dans un quart d’heure, je vous ramènerai de force. Je ne veux pas vous faire prendre un rhume.” »  – Marcel Proust

 

Je vous ai proposé de visiter cette exposition parce que j’ai pensé que ce cadre vous plairait. L’été approchant, il me semblait qu’il fallait nous revoir, au moins une dernière fois, avant que la perspective de l’automne ne nous rattrape.

Depuis maintenant un an que je réfléchis à ce que c’est, d’inventer le risque. Plusieurs autres artistes et visiteurs sont passés par ici avant vous pour y réfléchir aussi. J’ai imaginé ces quatre-là dans une même exposition, non pas pour conclure le cycle en cours, mais pour continuer à investiguer cette grande idée. En faisant tenir ces propositions ensemble, j’ai cherché à mieux vous nourrir, mais aussi à vous déstabiliser un peu. Peut-être en résistance à une époque où on lisse les apparences pour ne pas déranger, où on tourne les coins ronds pour ne pas perdre de temps. J’espère que ces œuvres, les unes aux côtés des autres, dialogueront et dissoneront afin que vous entriez en relation avec elles, que vous vous abandonniez à vos sens, que vous vous jouiez des idées préconçues. Ne vous en faites pas trop : l’expérience est sans danger, mais pas sans conséquence.

Il faut toutefois bien regarder où vous mettez les pieds. Je vous explique : John a récolté quelques fleurs coupées, qu’il a placées dans des boîtes posées au sol. Elles sont destinées à faner, de toute façon. Être en leur présence, c’est prendre conscience de leur fatalité. Qu’elles vous invitent à l’émerveillement ou au recueillement, qu’elles vous imposent leur silence en s’épanouissant et en dépérissant à mesure que le temps passe. Cette tranquillité en action vous laisse la place pour reconsidérer le rôle de la lumière et imaginer ce qu’elle révélera, ou éteindra, comme par magie, dans un futur proche. Car c’est bien le temps qu’elle prend en otage. Mon temps à moi, votre temps à vous, mais aussi celui de l’univers, qui s’écoule au rythme des vivants et nous abandonne à nos deuils.

Mais vous aurez vite compris que le recueillement ne se fait jamais dans un silence complet. La vie bavarde et s’agite, continue à tourner, à virevolter, ignorante de ce qui vous habite, indifférente même. Pascale construit des roues qui la reflètent, elle le sait donc mieux que vous et moi. Leur mécanique hasardeuse marque la surface du sol sur lequel chacune d’elles se débat maladroitement mais sournoisement, tentant de vous aveugler par la lumière qu’elle fait jaillir de son œil insolent. Ensemble, les images qu’elles nous renvoient chahutent; elles rient de vous et moi en rapportant des anecdotes intimes ou compromettantes, elles s’enorgueillissent d’être si autonomes comme elles se tiennent devant vous. Quel charme, cette impudence !

Dans l’étourdissement général, Michelle saura vous rappeler que la vie laisse aussi des traces sur le corps. Discrètement, elle est venue parler de son besoin de repos par l’image même de sa peau. Il faut bien entendre que le repos est nécessaire, de temps à autre, pour celle qui anticipe, qui surpasse vos attentes, qui cherche à vous surprendre ou à vous questionner, à repousser les limites. Le corps réclame de la tendresse, qu’on lui laisse le temps de vieillir, qu’on le soigne. Sa peau comme un papier se flétrit au gré d’expériences qui imposent leur répit, pour que tout ça ne soit pas vain.

Ceux-là, créateurs, regardeurs et œuvres, discutent et réfléchissent ensemble, aspirent à être libres. Et sans arrêt l’un vient déranger l’autre, qui réclame temps et attention. À tous coups, un détail cloche et fait se détraquer l’ensemble, forçant ainsi le mécanisme à repartir à zéro, donnant naissance à un nouvel épisode. D’ailleurs, j’avais presque oublié de vous en parler : Lucie, qui était restée ici tout le mois dernier, a laissé quelques preuves de son passage. Ce n’est pas un hasard : il reste toujours des traces de ceux qui passent quelque part.

Mais j’ai peur que vous ne réalisiez pas que cette exposition est un territoire où il est permis, pour nous qui faisons et nous qui recevons, de nous commettre. Il porte les marques de nos échanges, les disputes, les blessures, les coupures. Il accueille des rencontres improbables, voire autodestructrices, et nos réconciliations aussi. C’est ce qui nous fait réfléchir, nous fait mieux nous connaître. Il fallait inventer ce risque.

Je n’ai du reste rien de spécial à vous dire, car je crois que les œuvres en ont déjà beaucoup dit. Je vous rappellerai ici dans quelques mois, quand vous aurez des temps libres, avec sans doute beaucoup de photographies à vous montrer.

Fanny Mesnard et Anne-Marie Proulx

 

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Stockage I et II (galerie VU), 10 x 15 po chacune (diptyque), impression sur miroir, plywood, 2018.

 

  • Étant donnés,  VU PHOTO espace américain (solo show), Quebec, the 6th of april to the 13th of may 2018

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Approximation (vue d’atelier), 2018.

 

Le travail, le processus

Être normal, c’est aimer et travailler.

-Freud

Épistémologiquement, l’imaginaire de la production concevait le monde comme matières engagées dans des rapports objectifs et finis de transformation. Il semble que l’imaginaire de la reproduction technologique conçoive plutôt le monde comme processus de synthèse, perpétuellement accéléré par l’infini courants de virtualités.

-René Lapierre, L’Atelier vide

Le travail active la matière du monde, c’est ce qui lui donne forme, ce qui la modèle selon une volonté, un plan, une ambition. L’échelle de cette matière n’a pas d’importance : tout commence au niveau moléculaire, pour éventuellement y retourner. Entre temps, des images et des objets sont créés, des outils et des espaces. Puis d’autres outils qui remodèleront la matière, recomposeront les images, et d’autres espaces où travailler différemment, où aimer à nouveau. La matière suit un cycle qui lui appartient et la possède tout à la fois. C’est aussi ce qu’on pourrait nommer le processus.

Le mot processus vient du latin pro (au sens de « vers l’avant ») et de cessuscedere (« aller, marcher »), ce qui signifie aller vers l’avant, avancer. Le processus projette et envisage. Dans ce mouvement, cette avancée, se trouve ce qu’on ne sait pas encore, ce qu’on ne connaîtra qu’au terme d’un ensemble complexe de gestes, d’intuitions et de décisions. C’est le travail lorsqu’il active l’inconnu, lorsqu’il progresse à l’aveugle dans l’espace de l’atelier et dans celui, abstrait, de la pensée. Dans le processus logent des vestiges du temps : les passages de la matière.

Si l’immobilité de l’image photographique ne peut traduire la littéralité du mouvement qui parfois l’habite, elle en est le témoin silencieux. En contrepartie, la vidéo et le cinéma redonnent à l’écran le caractère mouvant de toute chose. Au cœur du processus cependant, l’image – quelle qu’elle soit – danse, se superpose et se juxtapose, se voile ou reflète un hors champ. Qu’elle soit fixe ou non, elle étend ses possibilités et distend le réel. Le processus mobilise l’image, il la meut dans un espace donné.

L’atelier est un espace à la fois donné et témoin. Et c’est désormais un lieu physique tout autant qu’un écran : la projection d’idées excède le contexte, créé du réseau. D’infini courants de virtualités traverse l’atelier, infiltre l’art et le reste, le monde et sa production, son activité. Ce faisant le processus se désancre de la matière de manière à devenir labeur désincarné. Un travail de 0 et de 1 cohabite avec le modelage et la coupe du bois, la peinture et la photographie. Mais l’atelier demeure habité : labeur et attente l’occupe, attention portée.

Dans l’atelier aussi, l’artiste : observant l’ordre et le désordre de la vie, catalysant l’idée de transformation du monde, de transmutation des matières. Derrière le labeur artistique, il active les processus et travaille à désorienter l’existence des choses en les interrogeant – agglomérant et atomisant leur cœur battant. Il rompt des liens, déplace des préfixes, remixe, puis repense la récursivité des procédures. Il reformule incessamment un rapport au monde qui ne peut être fixé – qui n’est jamais autre chose que résilience et métamorphose.

Nathalie Bachand

 

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Exhibition view Étant donnés, april 2018

 

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Reflet doublé in situ #4, 2018. c-print, 20×30 cm.

 

DSC01325Les précipités (détail), 2017. 25 photogrammes sur papier kodalith, 50 cm x 60 cm chacun, ventilateurs, bois, installation 14m.

 

Outre mesures est une mise en chantier photographique. Lucie Rocher y poursuit ce désir constant de vouloir faire éclater ses sujets et les matières par lesquelles ils se révèlent et s’assemblent.

Elle expose ici au regard des accidents d’impressions tout autant que des tirages travaillés. Et dans l’acte photographique lui-même, au coeur de ce chantier dé-mesuré, surgissent des tête-à-tête d’images fabriquées et fragmentées, d’oeuvres accidentées et bousculées. S’ouvre une conversation sourde, parfois bruyante, faite des multiples combinaisons entre ces éléments hétéroclites et minutieusement choisis. Dans ces murs, le photographique est un résident toujours temporaire. Il se déplace et s’échappe pour produire une expérience du sensible qui se construit à travers le temps et dans l’espace. Si les dialogues qui en émergent tendent outre mesures vers un état d’équilibre, cet état restera pourtant précaire et utopique.

Afin que la stabilité n’advienne pas, que l’accrochage reste fragile.

Les Outre mesures de Lucie Rocher proposent de dépasser le quantifiable et l’observable pour donner au réel deux poids, deux mesures. Si elles s’annoncent au pluriel, elles poursuivent pourtant, en solitaire, une traversée au-delà du reconnaissable. Outre est ainsi une invitation à aller plus loin, au-delà d’une mesure, d’une norme, d’une convention, d’une limite.

Afin de ne jamais enfermer l’image photographique sur ses quatre côtés.

Ventilateurs, projecteurs de diapositives, mobilier non-fonctionnel ou encore matières laissées à l’état brut sont mobilisés pour placer l’image en situation de déséquilibre. Bougeant et s’échappant de son cadre ou de sa structure d’accueil, elle déplace les normes usuelles d’accrochage et de présentation de la photographie. Chaque pièce devient alors ponctuation, livrant une variation temporaire d’elle-même.

Afin que l’angle adopté ne soit jamais entièrement droit, qu’oscille la ligne d’horizon.

Issues de situations – heureuses ou non – rencontrées dans l’atelier, l’artiste reprend le contrôle de ses images. Durant le processus d’apparition de ses sujets, elle n’abandonne pas ses formes au hasard et elle en détermine à nouveau le tracé, le devenir, en faisant le choix de tout (nous) montrer, sans hiérarchie ni distance entre les éléments qui composent et révèlent les différentes étapes de son processus.

Afin de donner voix autant à ce qui a fonctionné, qu’à ce qui a peut-être échoué.

Les matériaux bruts, photographies, outils de fabrication, boîte à archives deviennent les narrateurs d’une histoire en cours dont la trame commune confirme cette attention que l’artiste leur a portée. Né dans l’atelier, le sens des anecdotes vécues et des artefacts obtenus forment les facettes d’un chantier toujours éphémère.

Afin de faire le pari constant qu’un jour un équilibre sera trouvé.

L’interrogation de la matérialité de l’image y est permanente et portée par l’écho entre les œuvres, conçu comme des allers-retours entre les diverses époques du médium photographique. Une photographie de couleur sépia prise pendant le montage de l’exposition; des photogrammes d’un disque dur dysfonctionnel; des apparitions de pixels colorés provenant d’un fichier inconnu; des diapositives retraçant sur plusieurs années des accrochages en atelier; des objets de vision empruntés à la chambre noire s’assemblant entre eux pour former une constellation : ils sont autant d’indices qui font de la plasticité du photographique une donnée où le temps ne peut jamais se figer entièrement. Bien au contraire, il est pris lui aussi comme un matériau qui nous entraîne dans un unique mouvement répété, continu et global.

Afin que chaque pièce soit un point de départ possible.

Au spectateur sont laissées l’articulation, la cohérence, la perspective de l’ensemble. Il sera désormais le vecteur de nouveaux repères : à lui de s’emparer de leur présence persistante et résistante, à lui de s’imprégner des résonances, de ces conversations passagères rendues paradoxalement audibles par la photographie.

Afin que ce qui résiste à la vue évidente, ce qui apparaît dans le faisceau de ces “erreurs heureuses” puisse annoncer une réalité autrement mesurable.

 

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DSC01432Exhibition view Beyond the bounds, november 2017

 

  • Faits et causes (solo show), Z art space, guest curator Julie Alary Lavallée, Montreal, the 29th of august to the 27th of september 2017. Opening reception 29th of august at 6pm. Artist talk with the curator 19th of september at 6pm.

DSC00244Angle coupé (triptyque), hommage à Serge Tousignant, 10 x 15 po (chaque), C-print, contre-collée chacune sur caisson en bois de peuplier, 2017.

 

The exhibition FAITS ET CAUSES is anchored in the recent photographic installations of artist Lucie Rocher by focusing on their process of making. Her approaches of capture and exploration, which bring her photography-based practice closer to the medium of sculpture, are revealed through a selection of works and non-works that altogether questions ways of seeing and presenting images.

Some artists highly scrutinize the photographic language, dissecting its physical, mechanical, and numerical properties at the expense of losing any sense of concrete representation, to achieve a conceptually based practice geared towards abstraction. While this formal exercise is far from being foreign to the artist, Rocher’s practice remains invested in the language of figuration itself. The works relate by metonymy to construction fields – both visually and figuratively through their precariousness and rudimentary appearance – where materials of all sorts accumulate, linger, and are left as is throughout the space, much like in artist studios. The reality captured as such becomes fragmented, nearly absent, as the void becomes the protagonist. Through her porous exploration process, the artist’s practice builds upon layers.

Rocher’s inclination towards architecture, and by extension the built environment, is inexhaustible. This is revealed through its multiple dimensions in both public and private spaces. Within the hands of the artist, the subject has been continuously sectioned, doubled, folded, hidden, superposed, photographed and re-printed. It finds itself undergoing a handful of manipulations that often makes it semirecognizable or magnified based on other perspectives and viewpoints. Foiling the codes of photography, her works and other prototypes articulate a fluid reflection around the frame and a sustained research towards the modes of hanging. They are fixed to the wall using tape, rolled up around a nail in its roughest state, or laid out on the table, all of which affirm their status as conventional and residual objects. On rare occasions where a frame is present, the latter serves only to reinforce the conceptual and formal qualities of the work itself.

The frail and routine nature of newspaper – a poor and disposable medium used in many installations – contrasts with the solidity and permanence of the materials represented. Diametrically opposed to one another, the works are also built through an interplay of scale, perspectives, repetitions and diagonal lines that compose their overall spatial arrangement. Diagonal(e) table miroir (2017) embodies all of these directions. Stability, a notion generally associated with table-like objects, is overturned here by the inclined surface of the apparatus, which reinforces the effects of superposition and multiplication of images, themselves heightened by the presence of mirrors. Sépia, double reflect in situ #2 (2017) on the other hand evokes ancient clichés in the tones of brown that are associated with a particular era of the medium. Meanwhile, such a dialogue with history continues with the space of display, beyond the technique. Captured during the installation of the exhibition, a fragment of the gallery, which is reflected in the glass of the frame, fills the space of representation. If such a frame-object, a photographic anamorphosis, slowly grapples with the subtle and emerging details of reality, it further unveils the means, pursued by the artist, to make visible all the construction times of an image.

Julie Alary Lavallée, curator

 

DSC00405DSC00261DSC00293DSC00291DSC00364Exhibition view Faits et causes, august 2017

 

  • Le doctorat en recherche et création, un « chantier » d’actions et de réflexions, Séminaires .doc Ecole Nationale Supérieure de la Photographie (ENSP), Arles, France, 11th of april 2017

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  • Cdex, Centre d’expérimentation et d’exploration, Uqam, June 2016, Montreal, Canada

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  • De Gaspé, April-May 2016, Montreal, Canada

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  • De Gaspé, March 2016, Montreal, Canada

 

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  • October 2015, exhibition view

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    • July 28th -29th 2015, Sim Residency, Reykjavik, Iceland

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    • May 2015, exhibition view

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    • September 12 2014 – September 14 2014 – Open Studio – 5445 avenue De Gaspé studio 424, Montréal, QC
    • July 10th 2012 – July 26th 2012 – White Box, 329 Broom Street, 10002, East Village, New York

    • November 19th 2011 – 20th : NYU Steinhardt – Barney Building 34 Stuyvesant Street – New York, NY

  • September 12th 2011 – Galerie Nikki Diana Marquardt (PDF) – Grant recipient for young, new talents – 9 place des Vosges / 10 rue de Turenne 75004 Paris
  • October 30 – November 3 2008 – Sonorous Installation FSPACE3 – Le Trianon – 80 Bd Rochechouart 75018 Paris
  • October 11th 2008 – Choreographic collective performance with Micheline Lelièvre at La Villa Savoye, Poissy, France
  • September 20th 2008 – Journées du patrimoine, “parcours sensoriel” with the choreographer Micheline Lelièvre. – 75020 Paris
  • 2007 – Le module, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre Saint-Charles, 75015 Paris