New_York_2012

Vue d’atelier, New York, 2012

 

Ma pratique de la photographie s’attache à croiser image et installation. Mes photographies ne sont pas enfermées dans un format, un support ou une mise en espace figée. Chacune des images possède et génère en elle ses propres variations dès qu’elle se matérialise sur un support ou qu’elle se déploie dans un espace. Je tente de créer ainsi plusieurs scénarios de mon corpus photographique notamment en documentant et en archivant les multiples spatialisations de celui-ci ce qui me permet d’interroger spécifiquement le médium, les cadres et ses supports d’existence. Les dispositifs scéniques d’apparition, de fabrication et de spatialisation de mes images sont souvent précaires et fragiles, intégrant et assurant une visibilité de toutes les étapes du processus pour parvenir à « faire image ». M’inspirant de mon observation et de mon intérêt pour le chantier urbain, entre l’achevé et l’inachevé, mes expositions rappellent certaines de ses spécificités par des jeux de tensions et d’équilibres formels. Des correspondances s’annoncent entre mes photographies, ma documentation d’atelier, les matériaux bruts, les supports d’impression, les objets, les outils ou machines d’apparition qui caractérisent notamment l’histoire du médium photographique et qui influent sur mon traitement de la matérialité de l’image.

 

Thèse de doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal :

Lucie_Rocher_DEPA_février_2020